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Brown avait sous-estimé à quel point gagner en F1 est un ‘exploit monstrueux’

“Ca avait l’air facile quand je regardais la télé”

Brown avait sous-estimé à quel point gagner en F1 est un ’exploit monstrueux’

Lorsque Zak Brown rejoint McLaren F1 en novembre 2016, l’équipe traverse une période sombre de son histoire. Enchaînant les mauvaises saisons avec Honda comme motoriste, elle occupe des places en fond de grille.

Mais ce passionné de Formule 1 et de sport automobile a un projet, et il pense pouvoir redresser ce monument de l’histoire de la compétition qu’est l’équipe de Woking. Mais il reconnait avoir possiblement sous-estimé l’ampleur du chantier.

“Ça avait l’air facile quand tu as 16 ou 17 ans et que tu regardes ça à la télé” confie Brown, en repensant à ses premières impressions du sport. “Maintenant, je réalise à quel point c’est un exploit monstrueux. C’est une réussite absolument incroyable de toute l’équipe de McLaren.”

D’abord nommé directeur exécutif, Brown prend la tête de McLaren Racing en tant que PDG en avril 2018, au moment où l’équipe a récupéré un moteur Renault mais ne parvient pas à en tirer un meilleur parti qu’avec le bloc japonais.

A Singapour, sept ans après sa promotion comme PDG, il célèbre le dixième titre constructeurs de l’écurie et ne cache pas sa fierté : “C’est tout ce dont j’ai pu rêver et espérer, c’est exactement ce pour quoi nous avons tous travaillé si dur.”

Fan de McLaren depuis l’enfance, Brown grandit entre le baseball, le hockey sur glace, et les sports mécaniques. De Long Beach à Riverside, il assiste à des courses de NASCAR et d’IMSA, tout en suivant de près la F1. En 1988, il découvre McLaren à la télévision, à l’époque du duel entre Ayrton Senna et Alain Prost.

“Ils gagnaient toujours des courses et des championnats. À l’époque, j’étais un pilote en herbe, et mon rêve était de courir pour McLaren. Je ne pensais pas du tout à la gestion, jamais je n’aurais imaginé être un jour dans la position enviable dans laquelle je suis aujourd’hui, à la tête d’une équipe de course aussi extraordinaire.”

À son arrivée, son mot d’ordre est l’observation. Il renforce les relations internes et mise sur les talents présents plutôt que de tout détruire et tout rebâtir. Il constitue une équipe solide, enrichie de quelques recrues stratégiques, mais comme l’expliquait Andrea Stella, son directeur, 99 % des employés restent les mêmes.

“C’est ça qui a fait notre succès, principalement, les personnes qui nous ont donné notre voiture de course début 2023 sont les mêmes que celles qui nous ont permis de décrocher deux championnats d’affilée” poursuit Brown.

Après un titre constructeurs gagné in extremis en 2024, McLaren a cette fois remporté la couronne avec six week-ends restants : “Ça démontre ce qu’on peut tirer des gens quand l’environnement est sain, qu’on a un bon leadership, du travail d’équipe, et une culture exceptionnelle.”

“La Formule 1 n’a jamais été aussi compétitive, même la pire équipe de F1 est une excellente équipe de course. La concurrence est féroce. Le niveau de domination que nous avons affiché sur la majeure partie de la saison est ce qu’on espère, mais impossible d’entrer dans une saison en s’attendant à ça.”

Brown souligne que ce succès est le fruit d’un travail collectif, depuis l’usine jusqu’aux circuits, en passant par le leadership de l’équipe et les performances de Lando Norris et Oscar Piastri.

“Gagner deux championnats consécutifs, c’est un témoignage du travail acharné de chaque personne chez McLaren, à l’usine comme sur les circuits. Cela inclut notre team principal Andrea Stella, l’équipe de direction, et bien sûr, nous n’y serions pas arrivés sans nos deux pilotes incroyables, Lando et Oscar.”

La dernière fois que McLaren a remporté deux titres constructeurs d’affilée, c’était entre 1988 et 1991. Mais l’Américain n’est pas capable pour le moment de savoir où l’ère en cours se positionnera dans l’héritage colossal de McLaren.

“C’est difficile de classer ça, car McLaren a connu un succès incroyable au fil des années. Il y a eu beaucoup d’ères de domination dans l’histoire de McLaren, et c’est difficile de comparer 2024 et 2025 à 1988, 1989, 1990, et 1991, quand on gagnait tout.”

“Ce qui rend cette histoire fascinante, je pense, c’est d’où on est partis en si peu de temps. Passer d’une des voitures les plus lentes début 2023 à une voiture championne du monde seulement 12 mois plus tard, c’est du jamais vu. C’est ce qui rend cette histoire unique et spéciale, à quelle vitesse on est passés du fond de grille au sommet.”

Le plafond budgétaire instauré en 2021 a contribué à resserrer les écarts en F1. Mais dans un contexte aussi compétitif, bâtir un succès durable est plus difficile que jamais. Une vérité que Brown connaît bien.

“Est-ce qu’on veut créer une dynastie McLaren et laisser un héritage ? Bien sûr que oui. Mais comme le dit Andrea, ’on ne court pas pour créer un héritage, on se présente chaque week-end en se concentrant sur ce qu’on a à faire ce week-end-là, et ensuite, les résultats et l’histoire s’écrivent d’eux-mêmes’.”

Les nouvelles réglementations techniques prévues pour 2026 s’annoncent comme un tournant majeur dans l’histoire de la F1. Brown sait que les défis seront nombreux, mais espère que les opportunités le seront tout autant : “L’année prochaine, avec les nouvelles réglementations, ce sera encore plus dur.”

“Cette année, on avait l’avantage de travailler dans un cadre réglementaire qu’on connaissait. Mais là, on entre dans une nouvelle ère, avec l’un des plus grands changements de réglementation de l’histoire de la F1, cela représente beaucoup de risques, mais aussi beaucoup d’opportunités.”

En attendant, un dernier objectif reste à conquérir : le titre pilotes 2025. Piastri et Norris dominent actuellement le classement, mais Max Verstappen reste dans la course : “Même si on aimerait que ça se joue uniquement entre nos deux pilotes, Max est encore clairement dans le coup. Je pense que la clé, c’est que l’équipe est restée concentrée.”

Mais pour Brown, malgré la menace du Néerlandais, pas question de changer de stratégie entre Piastri et Norris : “Notre stratégie ne va pas changer parce qu’on a gagné le titre constructeurs. On va aborder les week-ends restants comme on l’a toujours fait.”

Et pour 2026, les ambitions restent les mêmes : “C’est pour ça qu’on est là : pour gagner des courses et des championnats. Et on ne pourrait pas être plus motivés.”

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