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Candidate surprise à la FIA, Laura Villars demande ‘plus de démocratie’

Après Tim Mayer, Mohammed Ben Sulayem a hérité d’un 2e concurrent surprise pour la prochaine élection à la présidence de la FIA, le 12 décembre prochain : en l’occurrence, une concurrente.

Puisque Laura Villars, jeune pilote suissede 28 ans, s’est présentée à son tour pour essayer de perturber une élection que beaucoup pensent (voire savent) gagnée d’avance pour Mohammed Ben Sulayem.

Le grand perdant de cette candidature pourrait être cependant Tim Mayer – puisque les voix contre Mohammed Ben Sulayem risquent de se diviser.

Laura Villars sait qu’elle n’est pas du tout favorite et même inconnue du grand comme du petit public. Après des engagements en F4 en Arabie saoudite et dans les Émirats Arabes Unis, elle est actuellement en lice en Ligier European Series JS P4 avec Team Virage (2025).

De manière symbolique, elle est non seulement la première femme à briguer la présidence de la FIA, mais aussi de loin la plus jeune candidate. Ben Sulayem (63 ans) et Mayer (59 ans) sont une voire deux générations plus vieux…

« Je suis très inspirée par d’autres femmes dans ce monde du sport automobile, comme Susie Wolff et Michèle Mouton, qui ont elles-mêmes brisé des barrières, et nous devons continuer. C’est très important pour moi » explique Villars.

« Je suis donc super heureuse de présenter ma candidature, qui je sais est assez inhabituelle. Mais cela pourra peut-être être normal un jour. »

« Et pour moi, il est temps de briser les barrières, surtout en tant que femme et en tant que jeune personne également. »

Villars est-elle une candidate isolée et sans soutien ? Non, elle veut cependant rassurer et affiche la couleur : elle n’est pas partie seule bille en tête, mais aurait déjà rameuté quelques soutiens influents. Qu’elle ne nommera pas encore…

« J’ai commencé à parler avec quelques personnes de mon équipe, à construire l’équipe, en choisissant des personnes plus âgées qui étaient déjà dans le système. »

« Je suis une entrepreneuse dans la vie en général, et j’ai senti que c’était le bon moment pour commencer avec une grande équipe derrière moi. Je n’y vais certainement pas seule. »

« Oui, j’ai parlé avec de nombreux clubs. Je ne mentionnerai pas tout le monde, ce sera annoncé dans quelques jours. Mais j’ai déjà parlé avec quelques-uns d’entre eux. »

« Ils étaient tous super heureux de voir une nouvelle génération. Ce que je veux, c’est travailler avec les clubs et que ce soit en toute transparence. C’est ce qu’ils aiment aussi. »

« Nous annoncerons qui ils sont dans les prochaines semaines. »

Le programme de Villars

Villars se présente avec un programme tenant en cinq points, et qui vise à séduire les clubs et fédérations de la FIA (qui vont élire leur président). La F1 n’est pas du tout centrale dans son programme que voici :

 Donner davantage de poids aux clubs via des consultations régulières et une gouvernance participative.

 Renforcer la transparence financière et institutionnelle.

 Créer un label “FIA Éco-Performance” pour récompenser clubs et événements exemplaires en durabilité.

 Renforcer le programme Women in Motorsport (Girls on Track, mentorat) et lancer une Académie FIA des Jeunes Leaders.

 Positionner la FIA comme référence mondiale en mobilité durable et sécurité routière.

« J’ai une nouvelle vision avec laquelle je veux vraiment arriver. Il était très important de le faire et de briser ces barrières » explique-t-elle.

« Je crois fermement que le sport automobile a besoin de diversité et d’innovation pour continuer à inspirer les jeunes générations du monde entier. »

Une critique prudente de la gestion de Mohammed Ben Sulayem

Alors que Tim Mayer a centré sa campagne sur un axe clair – critiquer vertement l’héritage de Mohammed Ben Sulayem et sa gestion autoritaire – Villars, elle, se veut beaucoup plus prudente.

Quand on l’interroge sur la gestion de Mohammed Ben Sulayem, elle met ainsi la balle en touche.

« J’ai vu quelques petites choses à ce sujet, mais je ne veux pas commenter ce qui s’est passé. Pour moi, ce qui est nouveau, c’est l’avenir, et c’est là que l’effort sera porté. »

« Je suis totalement immergée dans le sport automobile. Et depuis que j’y suis, j’ai remarqué quelques petites choses que je voulais changer. »

Mais sa volonté de rendre la FIA plus démocratique apparaît comme une critique en creux de la gestion autocratique de Mohammed Ben Sulayem…

« Je dirais qu’il faut plus de démocratie, ce qui est la chose la plus importante dans une bonne gouvernance. »

Objectivement, Villars n’a que très peu de chance de l’emporter : sa candidature n’est-elle donc que de témoignage ? Croit-elle vraiment en ses chances ?

« Oui, bien sûr. »

« Je ne veux pas en dire plus, car les gens ne comprendraient pas. Mais j’ai toute mon équipe derrière moi. »

« Pour moi, la chose la plus importante, et je ne me comparerai pas à ce qui se passe, c’est que je suis simplement très différente. »

« J’arrive avec une vision jeune et nouvelle. »

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