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De la frustration à la révélation : le tournant en F1 pour Bearman

Une première saison complète riche en enseignements

De la frustration à la révélation : le tournant en F1 pour Bearman

Pour Ollie Bearman, la saison 2025 qui s’achève marque bien plus qu’une simple première année complète en Formule 1. Elle symbolise un cap franchi, une adaptation réussie et la confirmation d’un potentiel que beaucoup observaient déjà de près. À mesure que les courses ont défilé, le jeune Britannique a su transformer une entrée parfois chaotique dans le grand bain en une montée en puissance maîtrisée.

“Je suis vraiment très content de la façon dont les choses se sont déroulées, surtout sur la deuxième moitié de saison,” confie le pilote Haas au site officiel de la F1 au moment de dresser le bilan de son année et de son véritable passage dans l’élite.

“Tout a été beaucoup plus contrôlé et moins flou qu’avant. Les trois courses que j’avais disputées l’an dernier étaient assez folles, mais cette fois j’ai réussi à trouver mes repères en F1.”

L’adaptation n’a toutefois pas été immédiate. La charge de travail et le rythme d’un week-end de Grand Prix ont d’abord eu de quoi impressionner.

“C’était encore un peu écrasant au début, avec autant d’engagements et de choses à gérer pendant un week-end de course. On est énormément sollicité, bien plus qu’en F2, mais c’est quelque chose que j’ai appris à mieux gérer avec le temps.”

Conscient de la chance qui est la sienne, Bearman savoure chaque instant.

“Je suis évidemment très conscient de la chance que j’ai d’être ici, et je profite de chaque moment. Accéder à la F1 est un rêve que je poursuis depuis toute ma vie. J’ai créé des liens avec l’équipe et, jusqu’à présent, nous avons très bien travaillé ensemble.”

Le déclic mexicain et un coup d’éclat face à Verstappen

L’un des sommets de sa jeune carrière s’est produit sur l’Autodromo Hermanos Rodríguez. Dans des conditions délicates d’adhérence liées à l’altitude, Bearman a parfaitement exploité les récentes évolutions de la Haas pour atteindre la Q3, avant de bondir dans le top 6 dès le premier tour et de conclure à une impressionnante quatrième place.

Une performance audacieuse, roues contre roues, qui a notamment marqué Max Verstappen dans les enchaînements rapides du circuit. Une démonstration de sang-froid et de combativité qui a rappelé ses coups d’éclat en Arabie saoudite et en Azerbaïdjan en 2024, et confirmé pourquoi Ferrari continue de miser sur lui au sein de sa filière jeunes.

“C’est un moment qui fait vraiment du bien. Être côte à côte avec Max, c’est une sensation incroyable. C’est quelqu’un que j’ai quasiment regardé grandir en F1, donc c’est génial. Je suis vraiment fier du travail que nous avons accompli.”

Cette dynamique s’est prolongée à São Paulo, avec une sixième place, puis à Las Vegas, où il a terminé dixième. Une série de résultats consécutifs qui constitue la plus longue pour un rookie sur la grille 2025, et qui a permis d’effacer les souvenirs douloureux de la première moitié de saison.

Des erreurs formatrices et un apprentissage assumé

Car les débuts n’ont pas été exempts de difficultés. Entre deux accidents lors de l’ouverture de la saison en Australie et plusieurs qualifications délicates, Bearman a également payé cher des infractions sous drapeau rouge à Monaco et à Silverstone. En Grande-Bretagne, un incident qu’il qualifie lui-même de stupide l’a fait reculer de la huitième à la 18e place sur la grille, le privant de points le dimanche.

“Il y a eu des erreurs dont je n’étais ni fier ni satisfait. Mais je m’accorde aussi le droit à l’erreur, car je connais ma situation. Je suis un rookie, je suis encore en apprentissage, je construis. Ces erreurs vont arriver.”

“J’ai le sentiment que tout ce que j’ai vécu jusqu’ici a été une formidable opportunité d’apprendre et de m’améliorer. C’est ça le plus important. Rien ne se fait du jour au lendemain. C’est un processus continu, un énorme travail d’apprentissage. Et c’est là-dessus que j’ai bien travaillé cette année.”

Grandir aussi loin des projecteurs et cap sur 2026

L’évolution de Bearman ne s’est pas limitée à la piste. En coulisses, il a énormément appris sur la collaboration avec ses ingénieurs et ses mécaniciens, ainsi que sur l’exploitation optimale des évolutions techniques.

Le début de saison à Melbourne a été compliqué par des problèmes de stabilité sur la VF-25, une situation qui a laissé le patron de Haas, Ayao Komatsu nerveux, et qui a entraîné des modifications rapides dès Suzuka. Dans ce contexte, les retours pilotes étaient essentiels. Si Esteban Ocon pouvait s’appuyer sur son expérience, Bearman a dû apprendre sur le tas.

“Ma progression ne concerne pas seulement ce qui a été visible en piste, mais aussi ce qui s’est passé en interne, dans ma façon de travailler avec l’équipe et d’aborder les choses. Quand on apporte des évolutions, j’essaie toujours de comprendre comment en tirer le maximum, et aussi de mieux cerner ce que j’attends de la voiture. Il y a des moments où certaines choses m’ont échappé, ou que je n’ai pas envisagées par manque de connaissances, mais ça fait partie du processus.”

“J’ai beaucoup progressé sur cet aspect, mais on n’arrive jamais à un point où tout est parfait. C’est un travail continu. Je suis satisfait de mes progrès, et l’équipe semble l’être aussi, ce qui est le plus important.”

L’hiver s’annonce court mais studieux, avec Haas déjà tournée vers la grande révolution réglementaire de 2026. Une opportunité, mais aussi un nouveau défi pour un pilote qui va découvrir deux monoplaces radicalement différentes en deux saisons.

“Les autres pilotes ont plus d’années que moi avec ce type de voiture, alors peut-être qu’une remise à zéro générale n’est pas une mauvaise chose ! Globalement, cette voiture me convenait plutôt bien, mais j’ai hâte de voir comment se comportera celle de l’an prochain. Je ne l’ai pas encore essayée au simulateur, donc ce sera intéressant, notamment pour découvrir les défis qu’elle nous posera.”

“Toutes les leçons tirées des deux précédentes générations de voitures sont intégrées dans la nouvelle. Nous avons récemment apporté des évolutions et gagné en performance, ce qui montre que le département aérodynamique travaille très bien.”

Sur le plan personnel, les bases sont posées.

“Bien sûr, je veux la voiture la plus rapide possible et marquer des points pour l’équipe, mais ma performance personnelle ne dépend pas uniquement de la voiture. J’ai posé des fondations solides cette année, j’ai constaté une nette progression, et je veux continuer sur cette lancée l’an prochain.”

“Je vais avoir plus d’interactions avec l’équipe pendant l’hiver. J’ai une idée plus claire de ce que je veux, jusque dans des détails comme le volant, et je veux suivre de près ces évolutions. L’an dernier, ce n’était pas mon rôle, car je ne savais rien de tout ça.”

Motivé malgré une pause courte, il conclut avec ambition : “C’est différent de l’année dernière, et je suis impatient de voir à quoi ressemblera cet hiver. Je vais essayer de récupérer un maximum d’énergie. Ce sera un défi pour tout le monde, mais j’espère que nous aurons une voiture rapide et que nous pourrons nous battre aux avant-postes. C’est le plan !”

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