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‘Des jeux malsains’ de la part d’Horner : Marko peut enfin se lâcher et dénonce ‘les mensonges’

Après avoir quitté avec effet immédiat le giron Red Bull, le Dr Helmut Marko n’a pas tardé à lever le voile sur les luttes de pouvoir internes qui ont secoué Red Bull et conduit au licenciement de Christian Horner de son poste de directeur d’équipe, peu après le Grand Prix de Grande-Bretagne disputé plus tôt cette saison.

L’ancien conseiller motorsport de l’écurie de Milton Keynes estime que le Britannique a tenté de profiter du décès de Dietrich Mateschitz, fondateur emblématique de Red Bull, pour s’arroger un contrôle accru sur l’équipe de Formule 1, confirmant ainsi toutes les allégations dans les médias depuis plus d’un an.

Selon Marko, Horner a bien cherché à faire basculer l’équilibre des pouvoirs en s’appuyant sur Chalerm Yoovidhya, cofondateur de Red Bull GmbH et figure clé de la branche thaïlandaise du groupe (en photo ci-dessous avec Horner).

Des tensions ouvertes ont alors émergé entre Horner et Marko. Lorsque des accusations de comportement inapproprié visant le Britannique ont éclaté début 2024, les jeux politiques internes ont profondément déstabilisé l’équipe, alimentant un climat de forte tension.

Dix-huit mois plus tard, Horner quittait finalement Red Bull, sur fond de performances sportives en net déclin pour une écurie sextuple championne du monde des constructeurs. Les deux hommes avaient pourtant travaillé ensemble pendant plus de vingt ans.

Revenant sur cet épisode, Marko réfute l’idée selon laquelle cette décision serait la victoire du “camp autrichien” au sein de Red Bull.

“C’est comme ça que cela a toujours été présenté dans les médias, mais ce n’était rien de personnel,” a-t-il expliqué au De Limburger.

“Avec Didi [Dietrich Mateschitz], j’ai fondé Red Bull Racing en 2005.”

“Nous avons nommé Horner comme directeur d’équipe, et j’étais là en tant que superviseur. Fondamentalement, le pouvoir a toujours été en Autriche, c’est nous qui décidions.”

Marko raconte ensuite un épisode clé survenu en 2022, quelques mois avant la disparition de Mateschitz.

“Je me souviens d’une soirée en 2022, avant le Grand Prix d’Autriche. Didi était présent, mais sa santé était mauvaise. Christian est venu me voir et m’a dit : ’Il ne passera pas la fin de l’année’.”

Selon Marko, c’est à partir de ce moment que Horner aurait changé de stratégie.

“À partir de là, il a commencé à se rapprocher de Chalerm Yoovidhya. Quand Didi est décédé plus tard dans l’année, il a tout fait pour prendre le contrôle avec le soutien de Yoovidhya. J’ai fait tout ce que je pouvais au nom de l’Autriche pour empêcher cela.”

Pour autant, Marko insiste : le départ de Horner en juillet n’est pas une victoire personnelle. Lui-même avait frôlé une suspension de contrat début 2024, évitée uniquement grâce à l’intervention de Max Verstappen, son plus proche allié.

Aux yeux de l’Autrichien de 82 ans, la décision de se séparer de Horner est avant tout liée à la baisse de performance en piste. Il va même jusqu’à affirmer que Verstappen aurait pu décrocher un cinquième titre mondial consécutif si des mesures avaient été prises plus tôt.

“Nous devions faire quelque chose parce que les performances en piste étaient en recul,” explique Marko.

“Si nous avions agi plus tôt, d’ailleurs, nous aurions retrouvé plus rapidement le niveau cette saison, et Max serait devenu champion du monde.”

“J’en suis absolument convaincu. Mais ces dernières années avec Horner n’étaient pas agréables. Des jeux malsains étaient pratiqués.”

Marko est ensuite revenu sur plusieurs épisodes qu’il considère comme des tentatives de manipulation orchestrées contre lui en fin de règne de Horner.

“Vous vous souvenez de l’époque de Sergio Pérez, quand on avait prétendu que j’avais dit que les Mexicains étaient moins concentrés que les Néerlandais ou les Allemands ? C’était inventé, peut-être par eux,” affirme-t-il.

“Comme en 2024, quand on a prétendu que j’avais déclaré que le développement de notre moteur était en retard et que nous perdrions Ford comme partenaire à cause de cela.”

“Je n’ai jamais dit ça, mais Horner voulait s’en servir pour me suspendre. Comme Max est intervenu à Djeddah, cela ne s’est pas produit.”

Enfin, Marko détaille la manière dont Horner a finalement perdu le soutien de Chalerm Yoovidhya et mené à son licenciement.

“De plus en plus souvent, nous avons pu montrer que Horner mentait sur tout et n’importe quoi,” conclut-il.

“Une fois que Chalerm l’a réalisé lui aussi, il a changé d’avis.”

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