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Hamilton et Ferrari : un meilleur début de collaboration qu’il n’y paraît ?

“Gagner avec la Scuderia représente un défi bien plus grand”

Hamilton et Ferrari : un meilleur début de collaboration qu’il n’y paraît ?

Selon Esteban Gutiérrez, pilote d’essai de Mercedes F1 en simulateur et ancien pilote de Formule 1 passé par Ferrari, Lewis Hamilton n’a pas aussi mal performé que les chiffres pourraient le laisser penser lors de sa première saison avec la Scuderia.

Gutiérrez, présent lors de son Grand Prix au Mexique, estime que le septuple champion du monde traverse simplement un long processus d’adaptation à la culture unique de Ferrari, très différente de celle de Mercedes.

Après avoir mis un terme à sa longue carrière chez Mercedes, Hamilton a pris en 2025 le pari audacieux de rejoindre Ferrari. Un défi qui s’avère plus ardu qu’escompté : après 20 Grands Prix, il n’a toujours pas signé de podium avec la Scuderia.

Malgré des débuts difficiles, tant sur le plan de la performance que de la confiance , la seconde moitié de saison a montré des signes de progrès, notamment au Grand Prix du Mexique, où Hamilton s’est qualifié troisième. Une pénalité de dix secondes pour avoir quitté la piste face à Max Verstappen l’a toutefois relégué à la huitième place à l’arrivée.

Invité du podcast F1 Nation, Esteban Gutiérrez, pilote de réserve Ferrari en 2015 et 2016, a expliqué pourquoi l’intégration de Hamilton au sein de l’équipe italienne représente un défi bien particulier.

“Je pense qu’il commence à faire des progrès. Il semblait plus à l’aise avec la voiture lors du week-end au Mexique, d’après ses commentaires.”

“Peut-être qu’il n’est pas encore complètement satisfait, mais c’est clairement un processus. J’ai été chez Ferrari, donc je comprends les différences entre une équipe anglaise et une équipe italienne.”

Connaissant également l’environnement Mercedes, où il travaille comme pilote de développement et ambassadeur, Gutiérrez a pu comparer les cultures internes des deux structures.

“Je vais être direct : Ferrari, c’est beaucoup de passion… c’est un chaos bien organisé.”

“Ce n’est pas une critique, j’adore Ferrari. Je pense que chaque pilote rêve, au fond de lui, d’y courir un jour. Mais le niveau de structure est très différent. Gagner avec Ferrari représente un défi bien plus grand qu’avec n’importe quelle autre équipe.”

Selon Gutiérrez, cette différence culturelle explique pourquoi même les plus grands champions ont souvent eu du mal à triompher en rouge.

“C’est pour cela que tous les champions qui ont tenté de gagner avec Ferrari sans y parvenir ont eu du mal. Ce n’est pas simple.”

“À mes yeux, si l’on prend cela en compte, la performance de Lewis cette année n’est pas aussi mauvaise qu’elle en a l’air. Il faut du temps pour s’adapter. J’espère qu’il pourra utiliser cette expérience pour franchir un cap l’année prochaine.”

Hamilton a entamé son aventure italienne avec peu de visages familiers autour de lui, à l’exception de Frédéric Vasseur, son ancien patron en Formule 3 et GP2, et de Loïc Serra, débauché de Mercedes pour devenir directeur technique châssis.

Mais selon Gutiérrez, le Britannique a eu raison de ne pas emmener davantage de ses anciens ingénieurs.

“Ce n’est pas nécessaire. Si vous importez une structure issue d’une autre culture, très différente, et que vous l’intégrez dans une équipe italienne, cela risque de ne pas fonctionner. Il faut construire à partir de zéro, comprendre la culture italienne et travailler avec elle.”

“Lewis est très intelligent. C’est un immense champion, il sait comment gagner. Je suis sûr qu’il fait tout pour comprendre la culture de l’équipe, bâtir autour de lui et en tirer le maximum. Il faut simplement du temps.”

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