ContentSproute

Herta identifie 'deux étapes cruciales' pour que son objectif de F1 'soit une réussite' thumbnail

Herta identifie ‘deux étapes cruciales’ pour que son objectif de F1 ‘soit une réussite’

Le futur réserviste de Cadillac se prépare à la F2

Herta identifie ’deux étapes cruciales’ pour que son objectif de F1 ’soit une réussite’

Colton Herta fera ses débuts en F2 avec Hitech dès 2026, après avoir quitté l’IndyCar, et en parallèle de son rôle de réserviste chez Cadillac F1. Une condition qu’il juge impossible à contourner pour se mettre au niveau des standards européens et se préparer à une possible titularisation en catégorie reine.

Certains observateurs ont pointé l’absurdité de cette démarche, estimant que les points de Superlicence attribués à l’IndyCar ne suffisent pas à justifier un détour par la F2. Le pilote américain, lui, voit les choses autrement, jugeant que la Formule 2 est une étape cruciale.

“C’est vrai que ça en donne l’impression” explique Herta à RACER. “En ce qui concerne les pilotes qui ont fait ce saut par le passé, ce sont presque exclusivement des gars venant de la Formule 2 aujourd’hui. Il semble que le championnat soit structuré de manière à ce que ces pilotes puissent s’adapter très vite.”

“Je me souviens d’Ollie Bearman quand il est monté dans la Ferrari, c’était vraiment impressionnant. Je pense que [Kimi] Antonelli fait un super boulot cette année. Quand on regarde beaucoup de rookies qui montent en F1, ils parviennent à performer très vite. Je pense que c’est un bel hommage à ce que la Formule 2 leur apporte.”

“Aussi, d’une certaine manière, c’était très important pour moi de rester actif et de courir. Je ne voulais pas seulement être un pilote d’essais sans rien faire de l’année, à part quelques tests. Ce n’est pas aussi excitant pour moi. Je voulais vraiment me battre en piste contre d’autres pilotes talentueux. C’était donc une décision assez facile.”

Derrière cette décision se cache un long processus de réflexion. Herta confie avoir mûri son choix bien avant que l’annonce officielle ne voie le jour : “Je pense que les discussions ont commencé à mi-saison d’IndyCar l’an dernier. L’annonce concernant la F1 se rapprochait.”

“Dan [Towriss, directeur du projet via TWG Motorsports] est venu me proposer cette opportunité d’être pilote d’essais et de me replonger dans le sport automobile européen. Pour moi, c’était une super opportunité, quelque chose que je savais que je ne pourrais plus refaire plus tard.”

“En ce qui concerne ce choix, l’objectif est clair : c’est d’arriver en F1, devenir pilote de F1. À mon âge, c’était vraiment la dernière bonne, vraie chance que j’avais pour le faire. Il y a eu beaucoup de discussions. Ce n’était pas une décision facile.”

“Évidemment, je laisse derrière moi beaucoup de personnes formidables en IndyCar que je respecte, des gars avec qui j’ai travaillé quasiment toute ma carrière, ces sept dernières saisons. C’était difficile à faire, difficile à décider.”

“Mais je veux vraiment me battre pour avoir ma chance en Formule 1. Je veux vraiment avoir cette opportunité. Ça a toujours été un de mes objectifs. En parallèle de mon amour pour l’IndyCar, j’ai toujours voulu essayer d’atteindre la F1. C’est ainsi que je vois ce changement : ma meilleure chance.”

Le dernier passage de Herta sur le continent européen remonte à près de dix ans, lorsqu’il s’illustrait en MSA Formula, puis en British F3 et en Euroformula Open. Son retour coïncide cette fois avec une collaboration stratégique. Cette fois il rejoint Hitech pour la F2, une équipe située près du siège européen de Cadillac.

“Il y avait pas mal d’options d’équipes que nous avons examinées. Je pense que Hitech se distingue pour plusieurs raisons. Pour moi, la proximité avec l’atelier F1 était un vrai plus. Être au Royaume-Uni aussi.”

“Mais surtout, c’est une question de résultats. Nous pensons qu’ils sont très solides. Ils ont de grandes capacités. Le personnel d’ingénierie que j’ai rencontré se compose de gens expérimentés du paddock.”

“Et c’est ça le plus important : tout repose sur les résultats, et nous avons vu ce qu’ils peuvent faire. Pour moi, je ne pourrais pas être plus heureux de rejoindre une équipe capable de jouer devant, de se battre pour des victoires et des championnats.”

Les essais devraient débuter avant la fin de l’année, et les performances obtenues en F2 seront cruciales pour accumuler les précieux points de Superlicence nécessaires à la F1. Mais pour Herta, l’expérience marque son intégration au sein d’une équipe américaine de Formule 1, soutenue par un constructeur emblématique.

“Je pense que les gens en Europe savent à quel point les Américains sont passionnés par leur pays. Je suis pareil. Je suis très patriote. Alors c’est génial d’avoir cette équipe américaine avec un constructeur américain. Et au-delà de ça, c’est un honneur.”

“Je sais que Cadillac est très investi dans le programme, qu’ils veulent réussir, qu’ils veulent faire bien. D’après certaines discussions que j’ai eues avec des gens de Cadillac et de GM, ils sont très enthousiastes à l’idée d’entrer en F1. Même si c’est nouveau pour eux, ils veulent s’installer durablement, être compétitifs et gagner.”

“D’après ce que j’ai vu jusqu’à présent, tout semble très prometteur, tant au niveau des investissements que de la direction prise. J’espère vraiment que tout cela portera ses fruits. Pour moi, c’est génial d’être un Américain aligné avec une équipe de F1 véritablement américaine.”

L’histoire a tout d’un symbole, un pilote américain de haut niveau qui gravit les échelons européens, au sein d’une écurie américaine en quête de reconnaissance mondiale. Une combinaison qui ne manque pas de faire réagir les fans outre-Atlantique.

“Beaucoup de gens ont dit des choses très gentilles sur internet… enfin, d’autres ont aussi dit des choses pas très gentilles, mais il faut savoir prendre le bon comme le mauvais ! Je trouve ça cool, parce que j’aimerais vraiment arriver en Formule 1.”

“Et c’est aussi, en partie, pour mon pays. Je pense que les gens aimeraient revoir un Américain en F1. Mais le plus important, c’est qu’il faut être bon. Il faut être fort. Pour que ce soit une réussite, je dois être rapide. Donc ces étapes sont vraiment cruciales et importantes.”

“Mais c’est génial. J’ai adoré regarder le Grand Prix d’Austin le week-end dernier et voir à quel point le circuit était plein de fans américains. C’est génial. C’est incroyable qu’on ait trois Grands Prix aux États-Unis, d’ailleurs. Je sais que beaucoup d’autres pays doivent être jaloux de ça, mais pour moi, c’est vraiment spécial.”

Piastri : ce n’est pas une question de pression mais de performance


Bortoleto est épaté par la remontée de Verstappen au championnat

xpb_1363177_hires.jpg

Cadillac F1 Team – General Motors

Read More

Scroll to Top