Une collaboration équilibrée entre expérience et jeunesse
Nico Hülkenberg n’a pas seulement endossé un rôle de mentor cette saison : il reconnaît aussi avoir appris de son jeune équipier Gabriel Bortoleto. Le pilote allemand admet que le rookie brésilien lui a apporté de précieux enseignements à “de nombreux moments” au cours de sa première saison en Formule 1.
À 38 ans, Hülkenberg vient de boucler sa 12e saison complète en F1 depuis ses débuts en 2010. Une expérience considérable face à celle de Bortoleto qui découvrait la discipline cette année chez Sauber. Pourtant, l’Allemand n’a pas tardé à souligner à quel point son coéquipier s’était montré impressionnant.
Sur le plan comptable, Hülkenberg domine le duel interne avec 51 points contre 19, un écart de 32 points dont près de la moitié s’explique par son premier podium en carrière décroché lors du Grand Prix de Grande-Bretagne. En qualifications, en revanche, l’opposition est bien plus serrée : les deux pilotes sont à égalité parfaite, 12 à 12.
La dynamique a même longtemps tourné à l’avantage du Brésilien. Jusqu’à une certaine phase de la saison, la 17e course, Hülkenberg accusait un retard (6 contre 11) face à Bortoleto sur l’exercice du tour rapide, avant de progresser sur cet aspect tandis que son jeune équipier connaissait un léger creux en fin de saison, permettant de rééquilibrer les comptes.
S’il est courant qu’un pilote expérimenté transmette son savoir à un rookie, Hülkenberg explique que l’apprentissage a été réciproque chez au sein de la future équipe Audi F1.
Interrogé sur ce qu’il avait pu apprendre de Bortoleto cette année, l’Allemand n’a laissé planer aucun doute : “Pas mal de choses, absolument.”
“Être rookie ne veut pas dire que tu ne peux pas performer ou que tu ne sais pas piloter. On a tous été rookies à un moment donné. Il faut bien commencer quelque part en Formule 1.”
Hülkenberg a ensuite détaillé les domaines dans lesquels Bortoleto se distingue, admettant avoir tiré profit des qualités de son équipier, avec un échange constant d’informations au sein de l’équipe.
“Clairement, Gabi a été très impressionnant sur le plan du pilotage, les retours d’information et même les techniques de pilotage également pour surmonter certains soucis de la voiture. Il a un vrai feeling, c’est quelque chose dans lequel il est vraiment très fort.”
Le partage des données et l’analyse croisée ont ainsi permis aux deux pilotes de progresser ensemble.
“Pour être honnête, il y a eu beaucoup de moments cette saison où j’ai appris de lui. On se nourrit l’un de l’autre, en regardant nos données respectives.”
“Donc oui, absolument, oui, j’ai progressé aussi à ses côtés.”
Antonelli a-t-il été piégé par ses ’attentes irréalistes’ lors des courses européennes ?
Une saison F1 2026 où tout pourra changer en quelques courses