L’Allemand était déjà très “focus” sur le projet Audi

Une des belles histoires de ce début de saison 2025, c’est le premier podium en F1 que Nico Hülkenberg a enfin réussi à décrocher.
Au volant de sa Sauber C45, le pilote allemand a tiré son épingle du jeu dans les conditions changeantes de Silverstone au Grand Prix de Grande-Bretagne pour finir à la 3e place.
Cette performance a été unanimement saluée dans le paddock de la F1, par les autres pilotes comme les directeurs d’équipes, qui ont vu dans ce podium obtenu au mérite une (première ?) juste récompense du travail de Nico Hülkenberg depuis le début de sa carrière en F1.
Avec le recul, Hülkenberg avait-il abandonné tout espoir de podium ? Pensait-il que cela arriverait un jour, ou l’avait-il simplement relégué au second plan dans son esprit ?
“Pour être honnête, je n’y pensais plus vraiment, donc la réponse n°2 ! En tant que pilote, on veut maximiser ses performances et obtenir le meilleur résultat possible à chaque fois,” nous a confié l’Allemand.
“Bien sûr, on rêve encore et on veut réaliser ces objectifs, mais on n’a pas toujours le contrôle total. Du coup, ça ne m’a pas vraiment dérangé. Je suis confiant et bien dans ma peau, et je profite pleinement de la saison, du défi qui m’attend et du projet auquel je participe.”
“Audi F1, c’est le plus important pour moi, pour être honnête. C’est là-dessus que je suis très ’focus’ comme on dit.”
Et le pilote Sauber / Audi F1 en profite pour rendre hommage au travail déjà effectué dans l’équipe de course par Jonathan Wheatley, chargé de mener, avec Mattia Binotto, l’équipe vers des succès futurs.
“Jonathan est encore assez frais dans l’équipe. Mais venant d’une équipe aussi performante et dominante en Formule 1 que Red Bull, très solide sur le plan opérationnel, il nous apporte un regard neuf grâce à son expérience.”
“Très vite, il a identifié des pistes d’optimisation ici et là. Ce sont simplement des raccourcis vers la performance, une organisation et un fonctionnement en course plus performants et plus rationalisés.”
“Il a appliqué des éléments structurels bénéfiques et utiles à l’équipe. Souvent, ce ne sont que de petits ajustements, mais beaucoup de petits ajustements apportent une contribution positive.”
“C’est à l’usine bien sûr qu’il reste encore beaucoup de travail à faire à mesure que nous grandissons, pour mettre toutes les pièces en place et garantir leur productivité future.”
A ce propos, Sauber a résolu un problème crucial qui freinait son développement. L’équipe a ouvert un nouveau centre technologique à Bicester, au Royaume-Uni, alors qu’elle est basée à Hinwil, en Suisse.
Audi rejoint ainsi la Motorsport Valley, qui abrite sept des dix équipes de F1.
“L’annonce importante a été faite récemment concernant l’installation d’un campus au Royaume-Uni. Ce qui manquait le plus, c’était d’être basé ailleurs qu’en Suisse pour attirer les talents.”
“Je n’ai rien contre la Suisse. C’est un endroit merveilleux pour déguster un chocolat chaud ! Mais ce n’est pas la Silicon Valley de la F1. Audi va changer la donne avec un campus là-bas.”
“Ce sont les tremplins vers la réussite future.”
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