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Moteur 2026, clauses et pression : Red Bull joue gros avec Verstappen

Alors que les rumeurs de départ de Max Verstappen continuent d’agiter le paddock en vue de la saison 2027, Red Bull se veut catégorique. Pour Oliver Mintzlaff, PDG de Red Bull GmbH en charge du sport, il ne fait aucun doute que le quadruple champion du monde achèvera sa carrière en Formule 1 sous les couleurs de l’écurie autrichienne.

Malgré un contrat courant officiellement jusqu’à la fin de la saison 2028, Verstappen a été fortement associé à Mercedes l’été dernier. Des spéculations alimentées publiquement par George Russell, qui avait révélé lors du Grand Prix d’Autriche en juin – course à domicile de Red Bull – que des négociations en cours entre Verstappen et Mercedes expliquaient le retard pris dans la décision concernant son propre avenir.

Finalement, le Néerlandais avait confirmé sa fidélité à Red Bull avant le Grand Prix de Hongrie en juillet, Russell signant quant à lui un nouveau contrat avec Mercedes en octobre. Néanmoins, l’idée d’un accord tacite facilitant un éventuel départ de Verstappen en cas de saison 2026 décevante a persisté dans les discussions.

À l’approche d’un tournant majeur avec l’introduction du nouveau règlement moteur en 2026, Red Bull s’apprête à produire pour la première fois sa propre unité de puissance via Red Bull Powertrains, en partenariat avec Ford. Un projet ambitieux qui soulève forcément des interrogations sur la compétitivité future de l’équipe.

“Il verra comment la saison prochaine commence et changera peut-être ensuite pour l’écurie qui aura la meilleure voiture,” a prédit Nico Rosberg, le champion du monde 2016.

“Il a le choix. Je pense qu’il sera un peu impatient. Il veut continuer à gagner et décrocher ce cinquième titre mondial. Si je devais faire une prédiction, je dirais que c’est possible. De toute façon, il est encore trop tôt pour le dire. Soyons patients. Red Bull pourrait bien dominer la saison prochaine.”

Interrogé par le journal De Telegraaf sur la manière dont Red Bull compte retenir Verstappen en cas de difficultés sous l’ère des nouvelles règles, Oliver Mintzlaff s’est montré particulièrement confiant.

“Ce qui est important de dire, c’est que je n’ai pas peur d’une quelconque clause de performance dans son contrat.”

“La chose la plus importante pour un sportif, c’est de voir que tout le monde dans l’équipe se donne à fond pour lui. Et je pense que Max est impressionné par la façon dont les résultats et l’atmosphère au sein de l’équipe ont évolué cette année.”

S’il reconnaît l’exigence constante de Verstappen, Mintzlaff rappelle qu’elle est partagée par l’ensemble de l’écurie.

“Bien sûr, Max veut toujours gagner et avoir la meilleure voiture possible, mais nous aussi. Tant que Max sent que nous travaillons dans ce sens et que nous faisons tout notre possible, je pense qu’il nous restera fidèle.”

Le patron de Red Bull souligne également l’ampleur des investissements consentis.

“Il voit combien nous avons investi dans notre propre moteur. N’oublions pas que nous sommes à l’origine une marque de boissons énergétiques, et que c’est une étape totalement unique. Je ressens une énorme appréciation mutuelle et une grande loyauté.”

“Pour moi, il n’y a aucun doute : Max Verstappen terminera sa carrière chez Red Bull.”

Des doutes techniques, mais une confiance intacte

Cette assurance contraste avec les propos tenus plus tôt dans l’année par Christian Horner, alors encore directeur de Red Bull, qui avait reconnu lors de sa dernière course à la tête de l’équipe en juillet qu’il serait “embarrassant” de produire un moteur supérieur à ceux de Mercedes ou Ferrari dès la première tentative en 2026.

Son successeur, Laurent Mekies, avait abondé dans le même sens au Grand Prix d’Abu Dhabi, concédant qu’il serait idiot d’espérer rivaliser immédiatement avec les motoristes établis.

Interrogé sur la possibilité que Red Bull se retrouve seulement sixième ou septième force du plateau l’an prochain, Mintzlaff a relativisé.

“Personne ne sait. Peut-être que nous serons la deuxième ou la troisième équipe.”

“Je sais que nous avons des personnes extrêmement talentueuses qui travaillent pour nous. Et ce n’est pas seulement une question de moteur, mais aussi de châssis.”

Il s’est néanmoins montré confiant dans le projet moteur de Red Bull, rendant hommage au rôle de Horner dans la mise en place du programme avant son décès.

“Je me souviens de Dietrich Mateschitz me disant que nous allions construire notre propre moteur, et je me suis demandé ce que cela signifiait. Aujourd’hui, nous y sommes presque. J’espère que nous pourrons encore réaliser le grand rêve de Dietrich. Nous gagnerons à nouveau et écrirons de nouvelles histoires à succès. C’est l’essence même de Red Bull.”

Mintzlaff rappelle également le travail de fond réalisé ces dernières années.

“Christian Horner a aussi recruté beaucoup de très bonnes personnes ces dernières années, il suffit de regarder le département moteur.”

“Il y a toujours des départs lorsque des concurrents font de bonnes offres.”

“Mais je pense aussi que beaucoup de gens voient qu’il y a aujourd’hui une atmosphère différente ici, et qu’ils perçoivent Red Bull comme une équipe gagnante, cool, qui donne aux talents l’opportunité de se développer.”

L’Autrichien a jugé nécessaire le départ de Horner, tout en reconnaissant l’excellent travail accompli au cours des 20 dernières années.

“Je ne veux pas parler de risque, car nous soutenions pleinement cette mesure. Nous savions qu’il fallait agir. Je ne suis pas du genre à embaucher et licencier à la légère. Christian a fait ses preuves avec l’équipe et a obtenu de nombreux succès. Toute l’entreprise, moi y compris, apprécie son travail.”

“Mais cela fait aussi partie d’une organisation professionnelle. On ne peut pas se reposer indéfiniment sur ses lauriers et nous avons estimé qu’il était temps de tourner la page et d’ouvrir un nouveau chapitre. Ce n’était pas une décision facile, mais nous n’avons pris aucun risque.”

Une relation de confiance avec Verstappen

En 2025, Max Verstappen a participé à plusieurs essais ou courses en GT sur la Nordschleife au Nürburgring, concrétisant un rêve de longue date d’explorer d’autres disciplines du sport automobile. Un luxe que toutes les équipes de F1 ne seraient pas prêtes à lui offrir.

Interrogé sur le fait que cette liberté puisse constituer un avantage décisif pour le conserver chez Red Bull, Mintzlaff reste mesuré.

“Je ne peux pas parler pour les autres équipes. Mais je me base sur ce que je ressens et ce que je vois. Oui, il y a un manager. Oui, il y a un père. Et j’ai une bonne relation avec les deux. Mais Max n’a plus 15 ans. Il est suffisamment âgé et sage pour exprimer lui-même ce qu’il veut.”

“Quand je lui parle, j’entends que son objectif est de terminer sa carrière avec nous.”

Enfin, Mintzlaff a tenu à balayer les rumeurs selon lesquelles Verstappen et son entourage exerceraient un pouvoir excessif au sein de Red Bull.

“Oui, c’est n’importe quoi !”

“Je peux vous dire que tous les accords sont clairs et qu’il ne m’a jamais fait la moindre demande. Il en va de même pour son manager et son père.”

Verstappen sait ce qu’il veut, sans pour autant imposer sa loi. Red Bull garde des objectifs liés au marketing avant tout, un business à préserver.

“Max sait ce qu’il veut et c’est très bien ainsi, parce que c’est le meilleur pilote du monde. Mais ici, il n’y a qu’un seul patron, et c’est la fameuse question : peut-on faire de bonnes ventes dans cette configuration ?”

“Max est un gars formidable, pas une diva. Encore une fois, je suis sûr qu’il restera avec nous pour toujours. S’il arrête un jour la course – j’espère pas trop tôt – j’espère qu’il restera chez nous dans un autre rôle.”

“Sa connaissance et son ressenti de la voiture sont si particuliers, et il peut discuter avec ses ingénieurs à un niveau très élevé. C’est ce qui le rend unique.”

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