Dans l’ombre de Verstappen, Yuki veut apprendre autrement
Relégué à un rôle de réserviste pour 2026, après une saison 2025 éprouvante, Yuki Tsunoda aborde pourtant l’avenir avec détermination. Le pilote japonais a assuré qu’il saisirait la moindre opportunité qui pourrait se présenter à lui l’an prochain, alors qu’il officiera comme troisième pilote de Red Bull Racing.
Après avoir perdu son baquet de titulaire à l’issue d’une campagne compliquée, Tsunoda se retrouvera sur la touche en 2026. Aligné aux côtés de Max Verstappen cette saison, le Japonais a peiné à trouver son rythme, accumulant les difficultés dans un contexte de forte pression. Les rumeurs autour de son avenir se sont multipliées tout au long de l’année, jusqu’à ce que Red Bull annonce, avant le Grand Prix d’Abu Dhabi, qu’il serait remplacé par Isack Hadjar, auteur d’une première saison très convaincante.
À défaut de poursuivre comme titulaire, Tsunoda s’apprête à découvrir la Formule 1 sous un angle totalement inédit. Un changement de perspective qu’il accueille avec curiosité.
“Je suis excité à l’idée de voir les choses d’un point de vue différent, à travers d’autres yeux, l’an prochain,” a-t-il confié.
“C’est la première fois de ma vie que je ne cours pas. Je n’ai jamais vraiment été assis dans un bureau, un simulateur ou dans le garage pendant que les autres pilotes étaient en piste, donc je ne peux pas m’y référer.”
Ce nouveau rôle lui permettra néanmoins d’observer et d’apprendre autrement.
“Je pourrai avoir une vue d’ensemble, suivre les communications, entendre ce que fait chaque pilote. Peut-être que je pourrai apprendre beaucoup de choses de Max que je n’aurais jamais imaginées, donc oui, j’ai hâte.”
Même sans volant à plein temps, Tsunoda reste en alerte. Il sera le premier remplaçant de Red Bull si Max Verstappen ou Isack Hadjar se retrouvent dans l’incapacité de courir. Une perspective qu’il prend très au sérieux.
“Je vais aussi essayer de rester dans la meilleure forme possible. Dès que la moindre opportunité se présentera, je la saisirai à fond. D’ici là, je garde la forme et j’attends.”
Revenant sur sa saison, le pilote de 25 ans reconnaît que son passage chez Red Bull s’est révélé plus complexe que prévu. Arrivé dans l’équipe au début de 2025, il n’est jamais réellement parvenu à dompter la monoplace, et a connu plusieurs moments difficiles, dont un terrifiant accident à Imola, resté comme l’un des points noirs de son année.
Au terme des 22 Grands Prix disputés avec la RB21, Tsunoda n’a inscrit que 30 points, un total insuffisant pour permettre à Red Bull de viser la deuxième place du championnat constructeurs. L’écurie autrichienne a dû se contenter de la troisième position, un résultat en deçà de ses standards.
“Il y avait clairement des choses plus difficiles que je ne l’imaginais. La structure de l’équipe est similaire à celle de Racing Bulls sur certains aspects, mais il y avait aussi des choses complètement différentes. J’ai été surpris par l’ampleur réelle de ces différences.”
Évoquant ces contrastes, le Japonais s’est d’abord permis une touche d’humour.
“Les hôtels étaient bien meilleurs !” a-t-il plaisanté, avant d’entrer dans le fond du sujet.
“Une grande différence, c’est que lorsque la voiture ne fonctionne pas bien, ils n’hésitent pas à faire de gros changements de réglages. Ils osent être agressifs – même juste avant les qualifications ou à des moments qui peuvent affecter le championnat. Ça m’a vraiment impressionné.”
De son côté, Max Verstappen a apporté un éclairage technique sur les difficultés rencontrées par son ancien équipier. Le Néerlandais a révélé que Tsunoda continuait à piloter avec un réglage comportant davantage de sous-virage, malgré une philosophie globale assez proche.
“Yuki est arrivé et a toujours indiqué que notre voiture était difficile à piloter. Mes équipiers essaient de rouler avec mes réglages, mais chaque pilote a toujours un style un peu différent.”
“En termes de réglages, Yuki roulait toujours avec un peu plus de sous-virage, mais à un moment donné, ça allait globalement dans la même direction.”
“Surtout dans la deuxième moitié de l’année, on roulait très souvent avec la même philosophie, simplement avec un peu plus de sous-virage sur la voiture de Yuki.”
Selon le quadruple champion du monde, les écarts se jouaient aussi ailleurs.
“La différence, c’est aussi la manière de construire un week-end, et évidemment la façon de travailler avec son ingénieur.”
“Tout se joue dans les détails. À Abu Dhabi, je n’étais pas totalement satisfait pendant les essais libres non plus, et avec de tout petits changements, on a trouvé deux dixièmes. Deux dixièmes, c’est énorme sur cette grille.”
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